Lauréat(e)s des Prix Plaskett et Petry 2019

Lauréate du Prix Plaskett 2019 – Caroline Mousseau

L’artiste peintre Caroline Mousseau dans son atelier. Crédit photo : Richelle Forsey.
L’artiste peintre Caroline Mousseau dans son atelier.
Crédit photo : Richelle Forsey.

Caroline Mousseau a obtenu un baccalauréat en arts visuels d’Emily Carr University of Art + Design et elle complète actuellement sa maîtrise en arts visuels à l’université de Guelph. Ses recherches se concentrent sur la manière dont la pratique de l’artisanat permet de développer un cadre méthodologique, philosophique et féministe de la peinture abstraite. Son travail mise sur le potentiel  d’un processus d’élaboration lent et délibéré, un terreau fertile pour l’abstraction dans un monde d’immédiateté.

Le jury a été séduit tant par l’aspect formel que conceptuel du travail de Mousseau. Il a apprécié sa déconstruction habile du coup de pinceau expressionniste abstrait à travers une série de gestes lents et délibérés. En plus de la brillante maitrise technique présente dans ses œuvres, son remarquable texte de démarche a démontré d’excellentes habiletés conceptuelles lui permettant d’aborder avec assurance d’importants enjeux de la peinture contemporaine et de remettre en question les clichés de l’abstraction.

Mousseau prévoit s’établir à Berlin afin de concentrer son attention sur les discussions contemporaines qui y ont cours en raison de sa grande concentration de peintres, de commissaires et d’écrivain(e)s. Elle prévoit visiter des institutions qui mettent en valeur l’abstraction formaliste, comme les musées Kröller-Müller, Stedelijk et Groningeraux Pays-Bas; la Galerie nationale en Norvège; les musées Glyptotek et Statens à Copenhague. En parallèle, elle poursuivra ses recherches sur la pertinence contemporaine de l’artisanat en art, de même que sur l’histoire de l’artisanat et du design, aux intersections de l’art populaire, du modernisme, des mouvements De Stijl et Bauhaus. Elle envisage son séjour en Europe comme une opportunité privilégiée de se consacrer à la peinture et d’étudier sur le terrain les transformations qui ont eu lieu en arts, du 19esiècle au contexte actuel, en ce qui concerne le geste, la matérialité et l’abstraction formaliste.


Lauréate du Prix Petry 2019 – Lauren Pelc-McArthur

L’artiste peintre Lauren Pelc-McArthur dans son atelier. Crédit photo: Richard-Max Tremblay.
L’artiste peintre Lauren Pelc-McArthur dans son atelier.
Crédit photo: Richard-Max Tremblay.

Lauren Pelc-McArthur détient un baccalauréat en arts visuels de OCAD University et complète actuellement sa troisième année de maîtrise à l’université Concordia. Ses œuvres s’attardent aux possibilités de la culture numérique, tout en abordant sa séduction, sa superficialité et les contradictions qu’elle génère. Utilisant de la peinture matte ou brillante, des pigments iridescents et des empâtements aux teintes pâlies, Pelc-McArthur déstabilise une lecture de ses tableaux comme écrans en créant des illusions d’optique qui sont difficiles à distinguer à moins d’interagir physiquement avec les œuvres. L’espace complexe de ses tableaux est peuplé d’images cycliques, de flore et de faune primitives, d’allusions à des appareils technologiques et à des humains en métamorphose.

Le jury a été impressionné par les tableaux à la fois complexes et variés de Pelc-McArthur, qui combinent plusieurs techniques innovatrices de peinture pour créer des surfaces en mutation évoquant l’instabilité du numérique. La qualité de sa candidature a été confirmée par un texte de démarche solide, un plan clairement défini pour son séjour à l’étranger et une lettre de référence enthousiaste de Janet Werner.

Pelc-McArthur prévoit postuler au Leipzig International Artist Residency et visiter le Musée d’art moderne de Moscou pour découvrir leur importante collection de peinture d’avant-garde russe. Elle souhaite également découvrir le CERN, afin d’être témoin de l’avant-garde scientifique et de l’intégrer à ses recherches artistiques. Comme elle est fascinée par les sculptures de Medardo Rosso, qui témoignent d’une intense exploration de la fluidité et de la surface, elle espère se rendre au musée qui lui est consacré en Italie.